Communistes de l'IUT Orsay

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Ensemble début 2014

Ensemble

Lettre des communistes de l’IUT d’Orsay.

Janvier/Février/Mars 2014

Nouvelles de l'activité militante autour de l'IUT :

 

Le repas-débat organisé jeudi 6 février a réuni une vingtaine de collègues, toutes catégories confondues.

Après la projection de la vidéo de « on va leur faire un dessin », épisode 22, sur la révolution fiscaleproposée par le Front de Gauche, les collègues ont exprimé leurs inquiétudes quant à la diminution des services publics et à l’augmentation des cadeaux aux entreprises par le gouvernement. La question s’est alors posée du choix de faire des alliances avec le PS ou non pour les municipales.

Le patronat a-t-il vampirisé le gouvernement avec le fameux « pacte de responsabilité » ? Ce pacte réduirait les cotisations patronales de plus de 30 milliards d’euros sans aucune contrepartie en terme d’emplois ! Sauf... l’ouverture de « discussions au niveau des branches professionnelles en vue d’aboutir à un relevé de conclusions, ou des négociations en vue d'aboutir à un accord précisantdes objectifs quantitatifs et qualitatifs en termes d'emplois ».

Tout un programme... vide, comme nos poches !

Philippe

 

 

Débat à venir à l’Université :

Abus de pouvoir des élus politiques ? Perte de pouvoir du citoyen ou manque d’engagement citoyen ? Comment redonner souffle à la démocratie du local au global, des municipalités à l’Europe ?

Nous avons invité André Chassaigne, député et président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée Nationale pour débattre jeudi 3 avril, de 12h à 14h, amphi F1, bât 452. Venez nombreux !

Compte-rendu du repas-débat à l’IUT du 6 Février 2013 :

Sujet : « la fiscalité » qui a de façon totalement imprévisible dérivé sur « les municipales ».

Suite à la projection de la vidéo « On va leurs faire un dessin », Guy nous informe d’une rencontre ayant pour thème le système éducatif vu par l’OCDE, qui l’a beaucoup intéressé, et recommande le site internet de l’auteur (Nico Hirtt, « école démocratique », http://www.skolo.org/).

Gilles et François démarrent la discussion :

Gilles : Les discussions autour de la fiscalité prennent une tournure inquiétante : on assiste à lanaissance d’un mouvement « anti-impôt » dans la population.

→ Nécessité de défendre l’impôt juste, une augmentation des rentrées fiscales participe d’une bonne santé économique, ce que ne fait pas une réduction systématique des dépenses publiques.

Une bonne fiscalité (répartition juste des recettes) constitue un outil fort pour lever les inégalités (croissantes dans ce pays).

François : La puissance des services publics d’un pays renforce son efficacité économique (on ne fait pas seulement du « social »).

Max : « Chiffrer » le service public est important : le coût de sa disparition reporté sur les citoyens, obligés à compenser en faisant appel au privé, est énorme et directement ressenti (santé, éducation,...).

François : insiste sur ce point, citant la part croissante des élèves ayant recours à des cours particuliers.

Eve : cite l’effet pernicieux du crédit d’impôt, particulièrement défavorable à ceux qui payent le moins d’impôts (et donc les plus pauvres).

Gilles : Évaluer le coût du service public, mais aussi les recettes : quel est le profit pour les entreprises qui profitent d’employés soignés, éduqués, alors qu’elles n’y contribuent pas ?

Starification des hauts salaires.

Eve : « A mort la finance ! Taxons les.»

Nicolas : revient sur le crédit d’impôt, par nature injuste. Durée de détention d’une action : 22 sec (en moyenne....) : qui possède alors le capital ?

Max : s’interroge sur l’utilité de la Bourse pour les entreprises.

François : Le rapport intérêt+dividende/valeur créée est passé de 20% (1994) à 35% aujourd’hui.

→ Déficit d’investissement. « Impôt juste » = pourquoi ne pas encourager par la fiscalité les entreprises favorisant la création d’emplois, les salaires, la formation ?

Jamal : revient sur ces « moralisateurs » qui prônaient le « bon capitalisme » et changent maintenant leur fusil d’épaule : pourquoi ?

Gilles : Parce que le virage libéral du PS est l’aveu d’un renoncement : ils se conforment à la mise en concurrence mondiale des territoires, qui n’est « rentable » qu’à très court terme, et stérilisante à long terme. Donc destructrice dans un système fermé.

Nicolas : New Deal = contrôle exercé par les banques nationales. Aujourd’hui, les banques publiques sont volontairement bridées, les banques privées décident.

Guy : Puisque tout le monde a l’air d’accord, alors pourquoi s’allier avec des partis prônant le libéralisme ? Pourquoi l’alliance PS-PCF pour les municipales parisiennes ?

François : Le problème de fond, c’est : Peut-on s’attaquer aux marchés ? La réponse de Hollande,c’est de faire confiance au marché.

Pour les municipales : exemple aux Ulis, alliance PC-PS pour « contrer l’austérité, d’où qu’elle vienne,», c’est une possibilité d’avancées fortes au niveau local car la bataille sur ce sujet ne sera gagnée qu’avec des déclinaisons locales, et non un seul mot d’ordre national.

Max : Comment ne pas faire d’alliances ? La majorité des électeurs pense que seuls le PS ou l’UMP peuvent gouverner. Sans alliance, aucun poids/existence.

Jamal : n’est pas convaincu. Le climat doit coïncider avec la stratégie. Cette alliance (municipales de Paris) a créé un électrochoc dans le Front de Gauche (FdG).

Guy : Sans jouer les donneurs de leçons, cette alliance casse l’alternative à gauche. Historiquement, personne n’a jamais réussi à tirer le PS à gauche.

Georges : Syriza, en Grèce, semble arriver à rassembler. Au niveau européen, il semble y avoir une vraie possibilité de fédérer. Allons nous la rater en France ? Cette alliance est malvenue, et peut casser ce mouvement – au moment où les Verts semblent se tourner de plus en plus vers le FdG.

Gilles : A Gif, quel objectif dans l’alliance avec le PS ? Cultiver une activité du FdG, laquelle n’existe pas sans alliance.

François : A l’IUT, l’électorat se répartit grossièrement de la façon suivante : 10%=FN, 30%=droite, 20%=FdG, 40%=PS. Le FdG a vocation à élargir sa base d’influence mais aussi à travailler avec d’autres, dont des socialistes se détachant de la politique de Hollande prônant l’austérité.

Syriza fait son score sur la corruption du Pasok. Le PS français n’en est pas encore là.

Guy : Syriza entame un virage à droite. On fera les comptes dans 10 ans.Les lois Auroux (1981-84) ont eût des aspects positifs, mais ont permis en même temps la précarisation. Encore pire sous Jospin, où la responsabilité des effets néfastes ont été attribués aux ministres PC de son gouvernement.

Nicolas : Dans les grandes villes, les municipales ont un écho national. Ce qui se passe à Paris,

Lyon, est catastrophique de ce point de vue.

Jamal : Pour les grandes villes, le symbole est important. On aurait pu attirer EELV – au lieu de casser la dynamique.

Max : ne voit pas de dynamique FdG aux municipales.... On n’a pas cassé grand chose au final.

Gilles : Quand on fait du porte à porte, les gens s’en foutent des alliances PS-PC, ils veulent des propositions concrètes : il ne faut pas faire de Paris un emblème.

François : Aux présidentielles et législatives, on avait lancé un espoir. On peut quand même, à un moment, s’adapter et développer des stratégies locales. Ça n’empêche pas de travailler à un objectif commun, malgré des tactiques politiques divergentes.

Tactique du PC : tenter au maximum de rassembler

Tactique du PG : mettre en avant les clivages

Jamal : Je ne suis pas PC ni PG mais FdG ! Je constate juste que le FdG était à un moment politique important, les municipales auraient pu participer à le concrétiser.

Gilles : A Gif, les désaccords avec le PS sont annoncés clairement, mais n’empêchent pas d’avancer sur les points qui rassemblent pour obtenir des avancées, comme pour les logements sociaux par exemple.Pendant ce temps, dans la fonction publique...

L’État enterre en catimini un fiasco et une gabegie : Il devait centraliser, en 2017, la paie des 2,5millions de fonctionnaires et permettre la suppression de 3 800 emplois publics. Le projet pharaonique d’opérateur national de paie (ONP) vient d’être «suspendu» par le gouvernement.

C’est l’histoire d’un projet censé incarner la modernité, la rationalisation, la réduction des coûts dans la fonction publique, qui tourne au chaos technique et à la gabegie. Vendredi, le secrétaire général de Bercy, Laurent de Jekhowsky, a annoncé aux syndicats du ministère la « suspension », pour ne pas dire l’abandon, du projet d’opérateur national de paie (ONP). Depuis plusieurs mois, le doute grandissait sur ce programme lancé en 2007, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la brutale cure d’amaigrissement imposée par Sarkozy à la fonction publique. Retards, dysfonctionnements, surcoûts ont finalement conduit le gouvernement à lui faire suivre le même chemin que son petit frère, Louvois, du ministère de la Défense. Direction les oubliettes !

Au départ, l’idée est simple, du moins aux yeux de décideurs obsédés par l’objectif de réduction du nombre de fonctionnaires. Avec l’ONP, on se donne dix ans pour inventer et mettre en place, d’ici à 2017, un progiciel permettant de centraliser la paie des 2,5 millions de fonctionnaires d’État. Le chantier est d’une complexité immense, en réalité, puisque les agents relèvent de 1 850 régimes de primes différents, liés à l’histoire, aux spécificités de chaque métier et aux luttes sociales.

Jusqu’alors, le calcul de la paie était effectué par chaque ministère, voire par chaque direction à l’intérieur des plus gros ministères, dans des services proches du terrain. En vue de l’ONP, chaque ministère doit créer son propre système centralisé de paie (Sirh, pour système d’information des ressources humaines), avant de le rattacher à terme au progiciel central, baptisé SI Paye.

Lisez la suite de l’article dans l’Humanité du 10 mars disponible à la bibliothèque de l’IUT ou sur internet :

http://www.humanite.fr/social-eco/l-etat-enterre-en-catimini-un-fiasco-et-une-gabegi-560708

Grands projets informatiques, un fort risque d’échec. Les syndicats ne sont pas les seuls à dénoncer les dégâts de l’externalisation vers le privé. Un rapport du ministère de l’économie et des Finances de mars 2012 sur « le pilotage et l’audit des grands programmes informatiques de l’État » constate ainsi un taux d’échec significatif de ces projets, et signale que « le recours aux prestataires reste trop souvent une source de difficultés additionnelles. L’administration française peine à déterminer les compétences indispensables à la conduite des programmes, ce qui la conduit à faire appel à des prestataires privés sur des champs parfois stratégiques, mettant ainsi en péril la réussite du projet ultérieurement, la maîtrise du produit et de ses évolutions ». Il pointe aussi, comme facteur d’échec, le gigantisme des projets, qu’il suggère de découper en petits modules.

 

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