Communistes de l'IUT Orsay

Communistes de l'IUT Orsay
Accueil

Contribution de Georges

 

L'agenda national

 

La hiérarchie et les relations entre

ITA, Enseignants et Enseignants-Chercheurs.

 

Les relations entre différentes catégories de personnel n'ont jamais été totalement simples et apaisées mais ces dernières années elles se sont sensiblement tendues et complexifiées.

L'évaluation individuelle.

La mise en place de cette évaluation individuelle introduit une forme de jugement souvent mal acceptée… avec raison ! Comment quelqu'un qui ne connaît pas la nature du travail effectué par un autre peut-il vraiment juger de la qualité de ce travail ? Comment peut-on accepter que ce jugement soit sans recours ? Les obligations des uns et des autres font que parfois ceux qui jugent et ceux qui sont jugés ne se croisent qu'en coup de vent et rarement, la nature de leurs tâches fait qu'ils ne peuvent pas – ou du moins que très difficilement - se rendre compte de la charge de travail de l'un et de l'autre.

Dans ces conditions, l'évaluation par un « supérieur » conduit souvent à des rancœurs puis à une mésestime de l'évaluateur par l'évalué.

Les pouvoirs renforcés.

Pour que l'évaluation puisse se faire sans qu'il y ait de protestations les pouvoirs des évaluateurs sont renforcés : mise en place de « tableaux de bord » de contrôles en tous genres qui ne tiennent pas compte des réalités. Un technicien qui fait un travail exceptionnel à des horaires non-statutaires peut-il récupérer sans risquer de se faire remarquer… comme retardataire ou absentéiste ?

Tous les éléments de contrôle – de flicage disent certains – conduisent là encore à des rancœurs qui nuisent au bon fonctionnement des relations entre les personnels.

La précarité.

L'irruption massive de la précarité (dans toutes les catégories) ne permet pas la sérénité nécessaire à un travail d'équipe. Chacun observe le voisin, essaie de parer les coups à venir, se méfie de ce qui est dit… et parfois rapporté. Une ambiance délétère s'installe au détriment d'une coopération constructive et d'une entraide qui seule permet un fonctionnement apaisé.

La défense active.

Face aux risques, des stratégies de défense sont élaborées qui nuisent au bon fonctionnement.

Chacun connaît le technicien qui, ayant subi diverses vexations, s'est mis à observer son planning à la lettre et ne peut rendre à temps le service qu'on souhaiterait lui voir rendre.

Chacun a vu l'informaticien qui a « pris le pouvoir » gérer les demandes selon un ordre dont il est seul ou presque à décider et favoriser ou défavoriser tel ou tel dans les services demandés.

Toutes ces façons de se défendre ont un coût important en efficacité, en « rendement » du travail.

La prise de pouvoir.

Les lois et règlements organisent une hiérarchie.

Dans un conseil gérant les promotions, seuls les membres d'un statut supérieur ou égal à celui de la personne dont le cas est étudié peuvent prendre part à la délibération…

Ce genre d'attitude introduit des doutes sur la sincérité et l'honnêteté des choix, plus grave encore il interdit la confiance et rabaisse dans l'esprit des exclus celui qui devrait au moins paraître digne de confiance.

Rien d'étonnant alors que la lutte pour le pouvoir fasse rage à tous les niveaux, que chacun recherche comment il peut se protéger, attaquer, prendre le pas sur son voisin. Tout ceci engendre un mal être, un mal vivre et nuit considérablement à l'ambiance au travail et à la productivité du travail.

Cogestion, évaluation paritaire.

Comment remédier à ces dérives ? En revoyant les procédures d'évaluation, en modifiant profondément les règles d'évaluation, en associant chacun aux prises de décisions, en réactivant les organismes paritaires, la cogestion… en un mot en avançant vers une société socialiste (pas celle du PS qui n'a plus rien de socialiste!).