Communistes de l'IUT Orsay

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Contribution de Michel

 
 

Avenir des ITA-ITRF

Pour compléter les analyses précédentes, que je partage, sur les politiques libérales mises en œuvre par les multinationales et l’Europe, qui déstructurent le service public, la recherche fondamentale, les universités, les laboratoires et donc l’organisation du travail des salariés. Voici, pour moi, les raisons de se déclassement des ITA et ITRF

1) Depuis une vingt, trente ans, la recherche fondamentale s’est développée avec l’exigence d’utiliser de grands équipements scientifiques plus performants, plus sophistiqués, par exemple, avec le décélérateur d’antiprotons, le grand collisionneur de hadrons, le super synchrotron à protons, le synchrotrons à protons, l’accélérateur linéaire 2, des centres de calculs, LURE puis SOLEIL, … etc Des regroupements pluridisciplinaires ou des fusions de laboratoires se sont opérés, des plateaux techniques se sont créés. Des équipes se sont formées autour de ces grands équipement (SOLEIL) pour approfondir leur recherche., bien souvent au détriment des laboratoires.

2) Parallèlement à cette modification scientifique et structurelle nationale, une politique de sous traitance proposant de nouveaux produits, de nouvelles techniques, des équipements, clé en mains, s’est fortement implantée.Aidés par des modifications de lois sur l’appel d’offre moins contraignant. Cette sous traitance a supplantée assez rapidement des services techniques non adaptés, dispersés, ou affaiblis par manque de renouvellement d’emplois ou par manque de moyens techniques plus performants.

3) Les pôles de compétitivité participent à concentrer les entreprises autour des pôles universitaires, créant des transferts de compétences, de recherche et de laboratoires, ou de campus (Orsay) sous pilotage des multinationales pour des recherches les plus rentable immédiatement. Ces transferts éclatent des laboratoires, des services, et les personnels et explosent la précarité des doctorants, chercheurs, enseignants-chercheurs, ITA et ITRF.

4) Parallèlement dans le cadre d’une politique d’économie et de réduction des emplois de fonctionnaires et du service public de la recherche. Un redéploiement des emplois s’est mis en place, avec des mutations géographiques, départ à la retraite non remplacé, qui a conduit à la disparation progressive de certaines catégories professionnelles (mécanique, dessin industriel, électronique, plombier, électriciens,…., des services généraux, des ateliers, ont été supprimés. Une perte des savoirs et des qualifications s’est installée.Transformant les personnels a accompagner la sous traitance, bien souvent à la marge, alors qu’ils ont des capacités a produire un travail sérieux, d’être présents au plus près des manips, de répondre aux besoins des chercheurs au jour au jours.

5) Cette politique de management a favorisée les emplois précaires, impulser la concurrence entre fonctionnaires pour être le meilleurs, a prioriser l’évaluation des personnels par la compétence à la qualification, citation du MEDEF : « La compétence professionnelle ne peut s’observer qu’en situation de travail réelle. C’est une mise en oeuvre, en combinaison, avec un degré de performance variable, de savoirs de natures diverses, de savoir-faire et de comportements attendus (savoir-être). Elle est mise au service d’un résultat, qui est observable et/ou mesurable. » Et a favorisé la polyvalence extrême dans le cadre des concours, etc Donc la personne doit être dévouée, mobile, polyvalent, ne regardant pas les heures passé au travail (qu’il ne soit pas syndicaliste ou communiste), il aura donc toutes ses chances d’être plus facilement promus, à conditions qu’il soit sur un thème porteur.

Conclusion ; Le gros problème, A mon époque, il y a eu une très grande difficulté a discuter avec les personnels, à les mobiliser sur l’organisation du travail au niveau d’un campus, d’un labo, d’une recherche., de la reconnaissance des qualifications, des moyens pour répondre aux besoins de la recherche et de l’enseignement supérieur, etc.

J’ai en mémoire les réunions avec les personnels concernés pour regrouper des ateliers de mécanique avec des équipements modernes, informatisé, mais n’a pas pu être formalisé au niveau du campus et aussi des discussions avec les chercheurs, qui pour certains se satisferaient de la sous traitance (pas de gestion a s’occuper). Un autre exemple, c’est la participation très faible des fonctionnaire à la lutte avec leurs collègues des entreprises privés contre la loi du travail, qui (cette loi) sera appliquée à un moment adaptée aux fonctionnaires. Cette loi touche directement à l’organisation du travail, avec la perte des garanties sociales et de protections existantes. La seule solution, les communistes et dans leurs syndicats doivent agir dans les laboratoires en faisant des propositions discutées avec le personnels et avec les syndicats, pour reconstruire des services publics des pôles de recherche fondamentale, des pôles universitaires, non soumis aux entreprises, ouvert à la population, répondant au bien commun de la population et de la planète. De prioriser la démocratie a tous les niveaux, de favoriser le collectif au détriment de l’individuel.

Michel COUSY